lundi 13 septembre 2010

Chanter avec Tagaq sur la banquise parmi les pingouins


Mon Albert est parti hier pour un long voyage dans le Grand Nord Canadien. Ce qui soit dit en passant va retarder la mise en pratique de mon approche ensorcelante échafaudée lors de mon échappée estivale avec ma très chère cousine Euphrosine. Je n'avais qu'à pas traîner la patte tel un lièvre suicidaire en pleine période de chasse! Il y est parti chasser l’ours. Personnellement ça fait longtemps que je désire y retourner. J’y suis allée, il y a de cela quelques années. J’y ai rencontré Tagaq qui m’a appris l’art du chant guttural. Depuis, je le pratique régulièrement. Il y a toutefois un problème qui n’est toujours pas réglé. Pélagie et Humphrey ne sont toujours pas des adeptes. A chaque fois que je me mets à la pratique de ces mélodies ancestrales, ils fuient se cacher sous le lit où ils se protègent les oreilles avec leurs pattes. J’en conviens que ces sons ne sont pas des plus communs mais sont-ils plus énervants que ceux qui sortent de la bouche de la Céline? Personnellement, j’en doute fort! D’ailleurs, cela me fait penser que j’ai toujours voulu me faire accompagner par le piano de ma très chère Solfridée. Je vais de ce pas l’appeler. Je vais lui demander qu'elle en parle à Delphrine. Un violon, un piano et mes raclements de gorge, j'ai bien l'intuition qu'un trio va bientôt enflammer les salles d'ici et d'ailleurs.

vendredi 10 septembre 2010

Sylvienne ou l'aventure de chaque instant


Sylvienne vient tout juste de rentrer de Chine où elle a illuminé de sa présence le vernissage de son exposition dans une prestigieuse galerie de Beijing. Elle y présente trois de ses nouvelles créations, des installations minimalistes et poétiques. Elle est quelque peu exténuée. Il faut dire que son séjour avait plus l'allure d'un marathon que de vacances de plaisance. Elle était de tous les shows télévisés. Les magazines se sont battus pour l'avoir en couverture. Elle se repose dans sa belle demeure au bord du lac avec son chat, Mister Pumpernickel et son perroquet, Rikikikoko. Mais n'allez pas penser que son apparente quiétude ne cache pas un cerveau en ébullition. Vous pensez que sa prochaine exposition va voir le jour uniquement en restant sur une chaise longue à boire du thé marocain et lire des magazines de starlettes? D'ailleurs, ses mains lui démangent mais il lui faudra encore prendre des forces. C'est qu'elle a décidé de se mettre à la sculpture. Elle n'a pas encore décidé si cela sera la pierre ou le bois, la tronçonneuse ou le burin. Une autre idée la taraude ces derniers temps. Elle aimerait se lancer dans le Land Art. Il lui reste à trouver l'endroit idéal pour accueillir son oeuvre. Une bien belle excuse pour partir à l'aventure dans des contrées lointaines. Elle aura certainement besoin d'une assistante!!!

jeudi 9 septembre 2010

Maman rentre de l'opéra

Maduline était tout excitée. Elle était postée en haut des escaliers depuis un long moment. Elle attendait que sa maman rentre de l'opéra afin de pouvoir admirer à nouveau sa belle toilette. Afin de ne pas trop s'ennuyer, elle avait entraîné Monsieur Pinpin, son ours en peluche, dans cette mission. Elle luttait à coup de spéculos pour ne pas s'endormir. Soudain, elle entendit la voiture se garer devant la maison. Son petit coeur palpita. C'est le bracelet de brillants qu'elle vit apparaître en premier puis la tulle rose. Dans son sillage, suivait un monsieur qui se trouvait ne pas être son papa car ce dernier était en voyage d'affaires à Chicago. La voyant s'amuser avec son nouveau copain, Maduline se rendit dans sa chambre quelque peu déçue par la tournure des événements.

Le lendemain, un grand souper était organisé pour fêter le retour du papa de Maduline. La table avait été dressée d'une belle nappe bordée de fine dentelle. La plus belle vaisselle avait été sortie du buffet. Joséphine, l'employée de maison, avait cuisiné toute la journée de délicieux mets. Tout le monde était d'une humeur particulièrement joyeuse. Les cuillères tintaient au fond des assiettes creuses en porcelaine de Limoges. Le potage aux pois cassés ravissait le palais de convives. C'est à ce moment-là que Maduline particulièrement mignonne dans sa robe mauve posa la question suivante: "Dis maman, pourquoi le monsieur avec qui tu es rentrée hier soir n'est pas là? Vous êtes fâchées? Pourtant vous aviez l'air de rudement bien vous amuser à votre retour de l'opéra!...Shall we have more wine???


jeudi 2 septembre 2010

Maduline, des chiffons pour grandir


J'ai passé tout un après-midi dans mon grenier. J'ai fouillé dans les malles de mon arrière-grand-mère. J'y ai trouvé des multiples trésors: des ombrelles, des robes, des chaussures, du linge de maison. Ils ont, pour la plupart, résisté à l'assaut du temps. Et pour les autres, je me suis arrangée pour leur donner une seconde vie. A l'aide de ciseaux, aiguilles et fils, j'en ai fait de belles parures pour embellir le cou des mignonnes. La vue de tous ces beaux habits m'a fait penser à ma petite cousine Maduline. C'est avec les yeux écarquillés de plaisir qu'elle regardait sa maman s'en aller à l'opéra vêtue de magnifiques toilettes. Elle passait son temps au grenier à se vêtir de guenilles et autres chiffons. Elle, aussi, vivait des moment magiques.

mardi 17 août 2010

La montagne, la belette et la table de mixage


Et voilà que mon séjour à la montagne touche à sa fin! Après ma petite escapade au bord du lac, j'ai loué un chalet en bordure de la forêt. J'y ai passé de merveilleux moments. Vous n'imaginez pas à quel spectacle j'avais droit chaque matin....un comité d'accueil composé d'une belette, d'un écureuil et parfois d'un renard m'attendait sur la terrasse. C'est donc en leur compagnie que je buvais ma tisane à la violette. A la suite de quoi, j'enchaînais de multiples activités: chasse aux champignons, cueillette de myrtilles sauvages, crochetage, etc...Je me suis même mise à l'art du mixage. J'ai même oeuvré en guise de chef d'orchestre à la fête du village. Il fallait les voir ces petits vieux se déhancher au rythme de mes sons électroniques. Tchik tchik boom boom!!! J'ai fait de longues promenades avec Tobien, fils d'une amie d'enfance perdue de vue et retrouvée grâce au "livre des visages". Il se trouve qu'il exerce la profession de guide de montagne. Il était donc des plus aptes à m'initier aux joies de la randonnée. Je n'ai pas encore l'assurance d'un chamois mais je me débrouille bien sur les pierriers. C'est sans compter les débuts qui furent quelque peu laborieux. Mes exploits ont occasionné de franches rigolades aux habitants des lieux. Heureusement pour mon honneur, les marmottes se cachent pour rire.


Le retour à la civilisation est prévu pour dans quelques jours. Je me réjouis de retrouver ma très chère cousine Euphrosine avec laquelle nous allons faire une croisière sur le lac des quatre cantons. Nous allons profiter pour rendre visite à notre cousin, Urbain. Il vit dans une magnifique demeure qui surplombe le lac. Il y organise des fêtes mémorables. Je vais lui proposer mes services djesques!!


mardi 27 juillet 2010

By the lake with the Casady sisters and their orchestra



L'été, c'est l'occasion de prendre du bon temps, de laisser la paresse s'installer. J'ai donc décidé de passer quelques jours dans une pension au bord du lac dont les anglais raffolaient au début du siècle passé. Je ne me suis pas lassée de boire une tisane à la violette et déguster quelques spéculos sur le balcon devant le spectacle lacustre et montagneux. J'aurais aimé partager ce moment avec Pélagie et Humphrey. Mais cela m'aurait demandé une organisation trop importante. Ceci d'autant plus qu'ensuite je suis allée respirer le grand air dans une station d'altitude.

J'en ai profité pour passer quelques délicieux moments en compagnie de mes très chères soeurs Casady. J'ai rassemblé quelques victuailles et du thé à la violette dans le thermos de mon arrière-grand-mère, Mélinie, dans un panier en osier. Nous avons pique-niqué au bord de l'eau. Elles avaient pris harpe, violon, trompette et boîte à sons électroniques. Ma petite cousine, Linette avait oublié des jouets sonores au fond de la malle. Nous les avons accueillis dans le joyeux orchestre. Ayant toujours du fil et un crochet au fond de mon sac, je leur ai confectionné des colliers pour leur tournée chinoise. J'ai même fabriqué des broches avec des photos de mes grandes-tantes, Aglaé et Isaline. Ce fût un bien merveilleux après-midi.

Le soir, après m'être régalée de filets de perche, je suis allée à leur concert. Un moment magique. Une parenthèse enchantée. Et si je prenais un billet pour la Chine afin de les suivre dans leur escapade et marcher sur le muret...























lundi 19 juillet 2010

Feuille-cailloux-ciseaux



Il a deux semaines, je suis allée rendre visite à ma très chère cousine Euphrosine à La Brévine. Pour une fois, il ne faisait pas -20! Nous nous sommes promenées dans les bois et nous avons sauté dans les ruisseaux. Nous avions tout à coup 9 ans et revivions les merveilleux moments vécus ensemble lorsque je venais passer mes étés dans sa famille. Au détour d'un chemin nous avons trouvé un endroit où myrtilles, fraises et framboises sauvages poussaient à profusion. Par chance, il nous restait de la place dans notre panier à pique-nique. Et hop, nous avons emporté le dessert du soir que nous avons agrémenté d'une délicieuse double crème. Nous avons fini la soirée sous le cerisier à boire des suze-limonade et à refaire le monde. J'en ai profité pour lui conter mes tracas sentimentaux. En effet, je trouve que ma relation avec Albert stagne. J'ai toujours plaisir à passer des moments avec lui, mais c'est avec le statut de bonne copine. Et il y a urgence! Depuis quelques temps, la boulangère du quartier lui tourne autour. Elle a toujours un petit gâteau à lui offrir, un service à lui demander. Elle a soudain développé un intérêt pour les trains. Elle s'est même mise au jardinage. Cela lui permet de demander des conseils à Albert dont la main verte fait des jaloux dans tout le quartier. Sa nouvelle garde-robe témoigne d'un intérêt très prononcé à séduire la gent masculine. Il faut absolument que je la stoppe avant qu'elle ne jette son dévolu sur mon Albert. Nous avons donc échafaudé un stratagème qui je vais m'empresser de mettre à l'oeuvre dès mon retour.


Dans un premier temps, je vais confectionner une confiture aux cerises. Et vu le parfum de ces dernières, le goût de celle-ci va être divin! La cerise? Le fruit préféré de mon Albert!!